+261 34 99 607 10

À travers les groupes Tsaradia et Tanjona, les femmes accompagnées montrent comment la formation, l’entraide, l’épargne et le soutien aux activités génératrices de revenus peuvent contribuer à renforcer progressivement leur autonomie.
Composé de 17 membres, le groupe Tsaradia célèbre le 15 septembre ses deux années d’existence. Au cours de cette période, ses membres ont bénéficié de différentes formations et de matériels, notamment en alphabétisation, en culture de champignons et en élevage de poulets Kuroiler.
Après le passage des cyclones, elles ont également reçu un appui sous forme de vivres, de riz et de soutien financier afin de relancer leurs activités.
Deux années, des changements concrets
Pour Ursulla, l’un des changements les plus importants concerne l’alphabétisation : « Nous savons maintenant écrire et calculer. »
Roselle souligne également l’importance de l’épargne : « Nous avons appris à faire des économies, ce qui nous permet de développer de petites activités. »
Pour Justine, les progrès vont au-delà de l’écriture : « Nous savons maintenant écrire. Certaines d’entre nous savent même lire la Bible aujourd’hui, alors qu’avant ce n’était pas le cas. »
Les activités d’élevage montrent également des évolutions concrètes. Une membre, qui avait commencé avec un seul porcelet, en possède aujourd’hui six et a commencé à en vendre. Une autre est passée de deux à dix poulets.
Aujourd’hui, le groupe Tsaradia dispose de 676 000 Ariary d’épargne, fruit des efforts collectifs de ses membres.


Tanjona : réinvestir pour relancer l’activité
Composé de 10 membres, le groupe Tanjona a fait un choix différent après les cyclones. Plutôt que d’emprunter le fonds de relèvement mis à disposition par la CRMF, les membres ont choisi de le réinvestir directement dans leur activité collective d’élevage de poulets de chair, notamment pour l’achat d’aliments.
Elles avaient commencé avec 60 poulets. Grâce au réinvestissement et au développement progressif de leur activité, elles en comptent aujourd’hui 140.
Pour Nadia, qui exerce dans l’artisanat, la prochaine étape consiste désormais à trouver de nouveaux débouchés : « Nous voulons continuer nos activités, mais nous devons trouver des marchés pour nos produits. »
Continuer à avancer
Deux groupes, deux parcours différents, mais une même volonté : continuer à avancer, développer leurs activités et construire progressivement un avenir plus autonome.
Ces expériences montrent que l’accompagnement ne se limite pas à un soutien ponctuel. La formation, l’épargne, l’accès aux ressources et la capacité à réinvestir peuvent permettre aux femmes de renforcer leurs activités et de mieux faire face aux difficultés.
À travers Tsaradia et Tanjona, les initiatives locales continuent ainsi de prendre forme, de grandir et de créer de nouvelles perspectives au sein des communautés.


